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Loi Macron : 200 lignes d’autocars régionales d’ici 2016

Par - Mise à jour le 21/12/2015 17:00
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    Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, a reçu le 30 juillet 2015 les entreprises de transport par autocar, suite à la libéralisation annoncée du transport interrégional par autocar. Réservés aux poids lourds Euro 5 et 6, ce nouveau marché devrait créer de nombreux emplois.

    Après l’annonce de la loi Macron, qui vise à ouvrir le marché du transport interurbain et qui devrait entrer en vigueur prochainement, les opérateurs de transport par autocar ont communiqué leur projet d’ouvrir une cinquantaine de lignes avant fin 2015, et 200 lignes avant fin 2016. Pour ne pas entrer en concurrence directe avec les TER, ces lignes seront notamment destinées à des liaisons qui ne possèdent pas de services ferroviaires directs.

    Services de nuit et dessertes d’aéroports régionaux

    L’ouverture de ce nouveau marché permettra d’offrir des services adaptés à tous les budgets et le développement de services de nuit, en particulier depuis Marseille et Paris. De nombreux aéroports de villes de taille moyenne (comme Bayonne, Besançon, Montpellier, Limoges, Orléans, Brive ou Poitiers) se verront également desservis par des arrêts intermédiaires.

    Un potentiel de création d’emploi important

    Au cours des 18 prochains mois, 2.000 à 3.000 emplois pourraient ainsi être créé. Pour s’assurer que ce potentiel sera atteint voire dépassé, le ministre de l’Économie envisage des formations professionnelles, ainsi que la reconversion des conducteurs de transport routier de marchandises. D’après une évaluation de France Stratégie, 22.000 emplois seraient créés d’ici 2025 dans le secteur du transport routier. De plus, grâce à l’acquisition de nouvelles flottes d’autocars, d’autres créations d’emploi devraient aussi intervenir dans l’industrie automobile française.

    Un marché qui contribue à la réduction de la pollution

    Ce renforcement des transports collectifs devrait leur permettre de passer des 15% actuels de parts de marché dans les modes de transport à 20%, contribuant ainsi à la réduction des émissions de polluants. Tous les autocars et autobus entrant dans le nouveau marché devront en effet obligatoirement être conformes aux normes Euro 5 et Euro 6, tandis que les véhicules plus anciens se verront interdits de circulation. L’objectif du gouvernement pour décembre 2017 est que tous les poids lourds soient conformes à la norme Euro 6.

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