Le rétrofit désormais autorisé en France
Depuis le 3 avril 2020 et la publication d'un arrêté ministériel au Journal Officiel, il est désormais possible de pratiquer le rétrofit. Cette pratique permet de convertir, sous conditions, un véhicule thermique en véhicule électrique.
Une demande forte des professionnels de l'automobile
Reprenant les grands principes de l'économie circulaire, la pratique du rétrofit devrait fortement prolonger la durée de vie des véhicules tout en les adaptant aux exigences environnementales en constant durcissement. D'après les estimations des différentes organisations, le nombre de véhicules potentiellement concernés dans les cinq années à venir serait proche de 70.000. Cela se traduirait alors par un chiffre d'affaires dépassant le milliard d'euros et surtout par la création de plus de 5.000 postes non délocalisables. Pour anticiper les futurs besoins, les organisations professionnelles sensibilisent d'ores et déjà les artisans.
De plus, l'officialisation de cette activité va permettre de faire baisser les prix actuellement pratiqués lors de conversions "non officielles", puisque sans véritable cadre juridique. Le rétrofit semble également devenir la solution pour les propriétaires désireux de réduire la pollution émise par leur véhicule malgré des moyens financiers limités.
Réalisable uniquement sous certaines conditions
Le texte publié précise les conditions d'application du rétrofit. Ainsi, seules les voitures, utilitaires, camions, bus et cars âgés de plus de cinq ans sont concernés. Pour les deux et trois roues, cette limitation passe à trois années.
Seuls les installateurs reconnus et habilités à ce type d'opération pourront réaliser la conversion. Les travaux effectués seront ensuite évalués par l'Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (UTAC) afin d'en vérifier la conformité avant remise en circulation.
Infos pratiques
Nous sommes sur les réseaux !
Tendances du marché