Divers Transport

L’éco-conduite : des petits gestes qui peuvent tout changer

05/10/2018 14:41:59
ECI - Mise à jour : le 05/10/2018 14:41:59 - Par
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« Éco-conduite ». Ce mot particulièrement à la mode ces derniers temps ne vous est sans doute pas inconnu. Plusieurs pays ont déjà adopté cette nouvelle façon de conduire comme la Norvège ou la Scandinavie. En quoi cela consiste-t-il ? Qui peut vraiment se lancer dans l’éco-conduite et qu’est-ce que cela peut nous apporter ? Zoom sur le sujet.

L’éco-conduite : des petits gestes qui peuvent tout changer

S’affranchir des préjugés

Avant de nous lancer dans les explications plus techniques et plus concrètes, il serait préférable de faire place nette en se débarrassant des préjugés qui gravitent autour de la notion d’éco-conduite. Certains pensent en effet qu’il s’agit d’un mot un peu savant pour signifier à un chauffeur routier ou à un automobiliste qu’il devra baisser sa vitesse, impliquant au passage un allongement des temps de parcours. C’est faux, et pour s’en convaincre, notons que l’éco-conduite a été testée et approuvée sur des services types bus et trains, services où l’une des bases est de tout faire pour respecter les horaires annoncés. Sur le plan des vitesses, les moyennes enregistrées lors de différentes études permettent de conclure que les véhicules adoptant l’éco-conduite ne vont pas moins vite que les autres véhicules. Alors, qu’est-ce-que l’éco-conduite ?

Le principe de l’éco-conduite

L’éco-conduite concerne tous les types de véhicules : voitures, camions, 2-roues motorisés, bus, cars, engins de chantier, mais aussi les camions. Et pour cause, les poids-lourds représentent 26% des émissions de CO2, un chiffre important qui signifie que des efforts sont nécessaires pour réduire l’impact sur la planète. Au-delà d’une technique de conduite plus sécuritaire et plus respectueuse de l’environnement, l'éco-conduite est une nouvelle façon de penser la mobilité des biens et des personnes. Elle consiste à pointer du doigt les mauvaises habitudes et à les corriger. Elle vise aussi à mettre fin aux idées reçues liées aux évolutions techniques. Concrètement, les gens pensent parfois bien faire alors que les motorisations ont changé et que de nouvelles technologies sont venues s’implanter sur leurs véhicules, modifiant radicalement les bonnes habitudes à avoir.

Pourquoi l'adopter ?

Comme son nom peut le sous-entendre, l’éco-conduite permet de réaliser des économies non négligeables. Il y a déjà quelques années, des études chiffraient le montant de carburant économisé entre 300 et 400 euros par an pour 15 000 km parcourus avec un véhicule particulier diesel ou essence. Avec l’augmentation du prix à la pompe, il est bien évident que ces potentielles économies peuvent aujourd’hui être bien plus élevées. En comparaison avec un conducteur adoptant une conduite nerveuse / sportive, le conducteur pratiquant l’éco-conduite économise jusqu’à 40% de carburant. Et ce n’est pas tout… Cette façon de conduire engendre également des économies sur l’entretien des véhicules. Un chauffeur routier peut ainsi facilement augmenter la durée de vie des pneumatiques et des freins de son camion. Autre argument, et non des moindres, l’éco-conduite réduit le risque d’accident de 10 à 15% en moyenne du fait de la conduite plus douce, moins stressante.

Maîtriser les gestes clés

S’il ne fallait retenir qu’un seul mot pour l’éco-conduite, ce serait sans nul doute « anticipation ». En effet, tout repose sur ce principe de base : savoir anticiper avant d’avoir à freiner brutalement ou à accélérer trop rapidement. Cela étant dit, l’éco-conduite s’appuie d’abord sur deux principes : préparer ses trajets et préparer son véhicule. Dans la mesure du possible, il est préférable de choisir un itinéraire peu perturbé et de prendre connaissance des informations relatives au trafic pour opter pour une heure appropriée. Penser également à entretenir son camion est important car des pneus sous-gonflés entrainent une surconsommation de carburant additionnée d’un risque d’éclatement. Sachez également que le mauvais entretien des filtres (à air, à carburant,…) ou de la climatisation sont autant de sources de surconsommation de carburant. Enfin, avant le départ, pensez à vider le camion ou le véhicule de tout objet lourd qui ne serait pas nécessaire (100 kg supplémentaires correspondent à une surconsommation de 5% !).

Au départ

Depuis 1990, les moteurs à injection ne nécessitent qu’une quantité de carburant bien précise pour démarrer un véhicule. Appuyer sur la pédale d’accélérateur ou faire chauffer le moteur est aujourd’hui inutile et polluant. Ceci est un bon exemple de mauvais comportement ciblé par l'éco-conduite.

Pendant le trajet

Respectez les limitations de vitesse et tentez de rester à une vitesse constante. Les coups de freins et les fortes accélérations sont des gestes accidentogènes qui engendrent une surconsommation de 20 à 40%. Le passage des vitesses est, lui aussi, très important. Idéalement, la vitesse supérieure doit être passée lorsque le régime moteur est de l’ordre de 2000 tours/minute pour un diesel et 2500 tours/minutes pour un véhicule essence. Dans la mesure du possible, servez vous du frein moteur et rétrogradez lorsque nécessaire. N’hésitez pas non plus à couper le moteur dans les bouchons ou à un feu. Aujourd’hui, arrêter et redémarrer son véhicule pour 20 secondes minimum d’attente est plus économe que de laisser le moteur tourner. Pendant le trajet, on limitera également l’emploi excessif d’équipements électriques type fonction dégivrage de la lunette arrière (alors que la lunette est dégivrée) ou climatisation avec plus de 5°C d’écart entre l’intérieur et l’extérieur du véhicule (ce qui vous évitera au passage de tomber malade).

Des formations aller plus loin

En France, la notion d'éco-conduite est relativement récente, ce qui explique l’absence de labellisation des formations sur cette thématique. Plusieurs centres proposent des cours pour mieux comprendre et appliquer ce nouveau mode de conduite. Pour éviter les formations décevantes, préférez celles qui comportent deux parties : la première est davantage théorique et axée sur ce qu’il faut connaître, la seconde est pratique et réalisé sur véhicule instrumenté.

 

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