Réglementation

Taxes et vignette poids lourds : le TRM réagit

ECI - le 08/06/2018 10:18:46 - Par
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La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a récemment confirmé que la mise en service d'une vignette pour les poids lourds était à envisager. Cette décision sera présentée au Conseil des Ministres dans les prochaines semaines, tandis que la mesure est refusée en bloc par les organisations représentatives du secteur du TRM.

Taxes et vignette poids lourds : le TRM réagit

L'inquiétude des organisations professionnelles du TRM

Le 28 mai, Elisabeth Borne a déclaré qu'une proposition de vignette serait bientôt présentée au Conseil des Ministres dans le cadre de la loi orientation mobilité. La vignette serait "temporelle" et concernerait excusivement les professionnels du transport.
Suite à cette annonce de la Ministre, les organisations du transport routier (FNTR , union TLF, OTRE) ont souhaité rappeler que la profession est déjà lourdement taxée. La FNTR met également en avant la récente hausse de 4 centimes du prix des carburants, et regrette l'attitude du Gouvernement sur la question du financement des infrastructures routières. La FNTR et l'Union TLF avaient en effet  manifesté leur «refus strict de toute contribution supplémentaire, quelle que soit la forme de la taxation» en avril. Avec plus de sept milliards de taxes (cumul de la TICPE, taxe à l'essieu et péages autoroutiers), les professionnels du transport figurent en effet déjà parmi les premiers contributeurs de la route.

Des combats à mener au niveau européen

Les organisations professionnelles du TRM ont également réagi suite à l'adoption par les membres de la commission Transports du Parlement Européen, ce lundi 4 juin, de plusieurs amendements de textes présentés dans le cadre du Paquet Mobilité. Parmi eux, l'un exonère les transports internationaux du principe en vigueur pour les travailleurs détachés et un autre autorise une prise de repos hebdomadaire à bord du véhicule si celui-ci est stationné dans un parking certifié et sécurisé. Les organisations craingnent, si ces lois sont effectivement appliquées en l'état, que les entreprises de transport françaises soient exposées à une concurrence déloyale qui nuirait à leur développement, à leur rentabilité et à leur compétitivité.

 

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