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Interview

Interview vanlife : la famille Junarost

20/01/2021 09:37:03
ECI - Mise à jour : le 20/01/2021 09:37 - Par
Interview

Artisan électricien, Julien habitait depuis toujours en région parisienne. En 2019, il se lance sur les routes en camping-car avec sa femme Stéphanie et leurs deux enfants. La famille commence un voyage qui se poursuivra jusqu’en Malaisie.

Interview vanlife : la famille Junarost

Pour vous, qu’est-ce que la “vanlife” ?

La vanlife est avant tout synonyme de liberté de mouvement. Comme nous pouvons dormir et manger dans notre véhicule, nous pouvons nous déplacer où nous voulons sans contrainte de temps : pas besoin de rentrer à l’heure, nous sommes déjà chez nous !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ?

Nous avons toujours eu la bougeotte dans la famille. Nous faisions beaucoup de camping, mais il nous manquait quelque chose. En effet il fallait regagner le camping tous les soirs, nous étions donc sans cesse obligés de revenir en arrière alors que nous aurions préféré rester sur place ou poursuivre plus loin.

L’idée de sillonner le monde en camping-car nous a été soufflée par des émissions TV qui montraient que c’était possible. Nous avions aussi envie de faire quelque chose d’un peu fou ou de différent, et nous n’avons pas été déçus !

Combien de temps avez-vous passé sur les routes ?

Nous avons passé 2 ans sur les routes, du 30 mars 2019 au 10 juillet 2020. Nous avions ce projet depuis 2015, à cette époque une grande carte était déjà affichée dans notre salon. Mais nous avons attendu que notre plus jeune fils ait terminé son année de CP, et cela nous a laissé le temps de préparer le camping-car.

Où avez-vous roulé et quelle sera votre prochaine destination ?

Nous sommes partis 3 semaines en Espagne, puis nous avons roulé en Suisse, en Autriche et en Allemagne pendant 3 autres semaines. Après cela nous avons traversé l’Europe et l’Asie de la Belgique jusqu’en Asie du Sud-Est ! Nous sommes passés en Belgique, aux Pays-Bas, de nouveau en Allemagne, en Pologne, en Russie, au Kazakhstan, en Mongolie, en Chine, au Laos, au Cambodge, en Thaïlande et pour finir en Malaisie.

Nos prochaines destinations seront probablement l’Inde, le Pakistan, L’Iran, la Turquie et les Emirats Arabes Unis : il s’agit des pays que nous n’avons pas pu visiter à cause du covid.

Selon vous, quelles qualités et compétences faut-il pour se lancer dans ce genre d’aventure ?

Je ne pense pas que posséder des compétences particulières soit nécessaire. Pas besoin de savoir parler anglais (on se débrouille pour communiquer autrement et Google Trad peut aussi aider), pas besoin non plus de s’y connaitre en mécanique (on trouve toujours des mécaniciens si besoin). Il faut simplement être amoureux de l’aventure ! Et oser !

Comment est aménagé votre fourgon ?

Nous avons acheté un camping-car déjà aménagé. Nous voulions du solide, car certains pays ont des routes peu entretenues. Nous voulions aussi que le véhicule ne soit pas trop récent et sans électronique, de façon à ce qu’il puisse être facilement réparable. Notre choix s’est porté sur un camping-car Laïka avec roues jumelées à l’arrière.

   

Retrouvez plus de photos sur le blog de la famille Junarost

Avez-vous reçu de l’aide pour aménager votre fourgon ? Quels conseils donneriez-vous ?

Je vous conseille de vous renseigner sur les forums, qui sont de précieuses sources d’information. Cela nous a aidé quand nous avons voulu remplacer les toilettes en place par des toilettes sèches.

Est-ce que ça coûte cher ?

L’achat de notre camping-car nous a coûté 14 000 euros, et au cours de nos 17 mois de voyage nous avons dépensé environ 35 000 euros. Nous ne sommes pas de gros consommateurs, mais nous nous faisons plaisir de temps en temps.

Cette aventure nous a également demandé d’investir beaucoup de temps : beaucoup de recherches au préalable pour décider des pays que nous allions traverser, par exemple. Mais c’était un plaisir ! Et à présent nous serions capables de partir du jour au lendemain et d’improviser au fur et à mesure.

Quel est le pire imprévu auquel vous avez dû faire face et comment l’avez-vous surmonté ?

Au Cambodge, un ressort de suspension s’est cassé net. Les garagistes nous ont dit que la pièce de rechange était introuvable. Mais la communauté “vanlife” est venue à notre secours. Une grande solidarité existe entre nous. D’autres voyageurs qui avaient eu le même souci avec le même véhicule que nous étaient justement dans le pays. Ils possédaient la pièce dont nous avions besoin et ils nous l’ont donnée.

Quel est votre plus beau souvenir ?

La gentillesse des personnes rencontrées m’a marqué. Nous avons croisé toutes sortes de voyageurs qui sont la preuve que l’on peut voyager avec n’importe quoi (camion, van, vélo…) et avec n’importe qui. De plus les habitants locaux ont souvent été extrêmement accueillants. Par exemple, alors que nous nous étions rendus dans un garage au Kazakhstan pour des raisons techniques, le garagiste nous a invités chez lui et ce n’est pas tout ! Comme il n’y avait pas assez de place pour que tout le monde puisse dormir dans sa maison, il nous a laissé ses clés et il est parti avec sa femme ! Le lendemain ils sont revenus nous préparer le petit-déjeuner. Ce genre d’expérience ne s’oublie pas : cela nous encourage à nous ouvrir toujours plus aux autres et à profiter du moment présent.

 

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