Divers Transport

Conduite : que faire en cas d'orage ?

12/07/2019 10:45:11
ECI - Mise à jour : le 12/07/2019 10:45:11 - Par
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L’actualité nous montre régulièrement des images impressionnantes sur les dégâts causés par les intempéries (fortes pluies, orages, vent, grêle, neige,…). L’erreur serait de minimiser l’impact de ces conditions climatiques sur votre conduite. Voici un petit récapitulatif sur la façon dont il est conseillé de réagir en cas d'orage ou de forte intempérie.

Conduite : que faire en cas d'orage ?

L’entretien des pneumatiques : une bonne base pour bien se préparer !

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas des pneus (surtout mouillés) qui vont vous protéger de l’orage. C’est plutôt la structure métallique de votre poids lourd qui va jouer le rôle de cage de Faraday et absorber l’énergie électrique en cas de foudre sur votre véhicule. Les pneus n’ont-ils alors aucune importance ? Bien sûr que si ! Des pneus usés ne vont pas permettre une bonne évacuation de l’eau de pluie, ce qui renforcera le risque d’aquaplanning et donc le risque de perdre le contrôle de votre véhicule. Mieux vaut donc contrôler régulièrement l’état d’usure de vos pneumatiques pour vous éviter ce genre de frayeurs.

Intempéries = distances de freinage allongées

Freiner sur une route mouillée est bien plus long et plus difficile pour un véhicule que sur une route sèche, et d’autant plus quand le véhicule est lourd (l’énergie cinétique est proportionnelle à la masse). Deux évidences en découlent. Il faut bien sûr laisser une plus grande distance de sécurité avec le véhicule qui vous précède de façon à pouvoir garder une distance de freinage suffisamment grande pour permettre l’arrêt effectif du poids lourd. Il faut également penser à diminuer votre vitesse (ce qui diminuera aussi la distance de freinage).

Que faire s’il pleut vraiment beaucoup ?

Du fait de leur imposant gabarit, les camions sont particulièrement accidentogènes quand les conditions climatiques ne sont pas clémentes. Si l’orage s’accompagne d’une pluie intense, la visibilité va considérablement diminuer. Vous devez donc a minima bien veiller à rester visible (feux bien allumés), réduire votre vitesse et évitez les freinages ou accélérations brusques (risque de dérapage). Vous apprécierez ici tous les efforts que vous aurez faits pour avoir des essuie-glaces et des pneus en bon état. L’idéal serait bien sûr de vous arrêter, mais attention, pas question de prendre la bande d’arrêt d’urgence pour un parking ! Si vous devez faire une pause, c’est à l’aire d’autoroute si vous êtes sur une autoroute, ou dans un endroit sûr dans les autres cas. Le bord des routes n’est pas vraiment conseillé… Evitez aussi de vous engager sur une voie inondée et anticipez l’état des routes. Les routes pavées risquent de glisser plus que les routes bitumées, et les routes risquent aussi de glisser plus si l’orage arrive après une période de sécheresse car des huiles (liées au passage des véhicules) et les saletés n'auront pas été naturellement emportées par les eaux de pluie.

Comment réagir face au vent ?

L’orage s’accompagne souvent d’une brusque montée de vent. Sur route, il est très important de bien maintenir son volant car il n’est pas rare de traverser des zones peu exposées au vent puis, d’un seul coup, de faire face à un vent qui pousse le camion latéralement. Suivant le sens, ce vent peut même vous faire dépasser la vitesse autorisée. Vous l’aurez compris, c’est plutôt le vent par intermittence qui rend la maîtrise des véhicules encore plus difficile. Sachez aussi que le simple fait de doubler peut avoir des conséquences importantes, car le souffle provoqué lors du dépassement peut faire perdre le contrôle d’un des deux véhicules (si le volant n’est pas bien maintenu notamment). En règle générale, des restrictions sont faites pour interdire les dépassements en cas de vents violents.

L’orage gronde : que faire ?

Tout est relatif. Si l’orage n’est pas très fort, vous pouvez poursuivre votre route en prenant les dispositions de sécurité nécessaires. En revanche, si l’orage est intense, mieux vaut vous arrêter à un endroit sûr et rester à l’abri. Écartez-vous aussi des espaces qui attirent la foudre (les arbres par exemple).

Bien s’informer

Écoutez régulièrement les radios informant les chauffeurs des conditions climatiques et de l’état des routes. Vous y entendrez notamment les restrictions de circulation s’il y en a. Certaines préfectures prennent la décision d’interdire temporairement la circulation de certains types de véhicules ou de réduire leurs vitesses pour limiter les risques d’accidents, et notamment les accidents voiture/poids lourds et les pertes de chargement sur les routes.

Y a-t-il des zones à éviter ?

En cas d’orage accompagné de bourrasques et de pluie, mieux vaut éviter certaines zones comme les ponts, les viaducs, les espaces venteux, mais aussi les zones glissantes comme celles où de nombreuses feuilles s’accumulent sur le sol. Si possible, vous pouvez aussi prévoir de dévier votre route pour ne pas traverser des zones de type forêts, car vous pourriez être surpris par des arbres sur la route, ou des projectiles. De même, les routes de campagne ne sont pas forcément très conseillées (nombreuses zones facilement inondables et prise au vent très importante).

Les orages étant de plus en plus violents, c’est à nous, usagers des routes, de prendre en considération cette augmentation des risques en prenant toutes les précautions nécessaires pour préserver nos vies et celles des autres conducteurs et passagers des véhicules aux alentours. N’oublions pas que la sécurité routière est l’affaire de tous. Alors pas d’excès de zèle, même si vous êtes très expérimentés, et bonne route !

 

 

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