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Travailler dans le TRM : quels métiers et quelles formations ?

30/05/2018 15:44:57
ECI - Mise à jour : le 30/05/2018 15:44:57 - Par
Divers Transport

Le transport routier de marchandises se présente comme un secteur économique florissant qui englobe bon nombre de métiers évolutifs. Si les diplômes sont aussi importants que les expériences, la majorité des métiers du TRM nécessitent avant tout de maîtriser les bonnes compétences. Découvrez 8 métiers clés qui contribuent à faire tourner ce secteur.

Travailler dans le TRM : quels métiers et quelles formations ?

Sommaire :


Conducteur livreur


Tâches principales

Le rôle principal du conducteur livreur est de transporter et livrer des marchandises à courte distance. Il conduit généralement dans une zone géographique restreinte. Ce métier ne se résume pas pour autant à conduire. Il englobe un bon nombre de tâches aussi importantes les unes que les autres dont la vérification des marchandises, du carburant, et de l'état du camion depuis le moteur à la carrosserie avant chaque livraison. Le conducteur livreur s'occupe également de la prise des commandes, de l'encaissement, du retour des colis refusés et de la transmission des messages. Il est en charge du bon état de ses marchandises durant tout le trajet jusqu'à la remise au client.


Compétences requises et conditions de travail

En plus d’être à l’aise au volant et de bien choisir ses itinéraires, le conducteur livreur doit également être capable de prendre des décisions importantes dans un court délai en cas d'incidents ou accidents sur la route. Il doit être vigilant et rigoureux, et aussi avoir savoir garder une excellente maîtrise de son véhicule en cas de mauvaises conditions météorologiques. La ponctualité est également primordiale dans ce métier : le conducteur devra ainsi prendre connaissance du trafic routier et de la fermeture des entreprises. Enfin, il devra se charger des documents d'expédition et de livraison pour chaque activité de transport.

Le conducteur livreur doit être en bonne forme physique pour le transport des marchandises lors des livraisons. Son métier est aussi un métier de contact, puisqu’il remet la marchandise aux clients.


Etudes et formations

Le conducteur livreur peut être titulaire d'un BEP ou d'un CAP conduite routière ou livreur de marchandises. Un BAC Pro conducteur spécialité Transport Routier de Marchandises ou un titre professionnel CRTM lui assurent un poste plus élevé et des responsabilités plus importantes. Le permis de conduire C + et le suivi de la formation FIMO en poids-lourds sont dans tous les cas obligatoires.


Perspectives d'évolution


Le conducteur livreur peut évoluer à un poste comme celui de conducteur routier de marchandises ou agent d'exploitation. Ses compétences et techniques acquises peuvent aussi l’amener à dévier vers d'autres secteurs du transport routier de marchandises, comme par exemple chef de quai de chargement ou magasinier en entrepôt.

Agent d'exploitation


Tâches principales

Également connu sous les appellations de chef de camionnage, responsable de parc ou commissionnaire de transport, l'agent d'exploitation supervise, coordonne et suit les activités des agents de conduite durant l'acheminement des marchandises. Il gère également les éventuels incidents liés aux conditions climatiques et au débordement des commandes. Il est responsable du parc des camions et de la maintenance de ceux-ci et veille surtout au respect des normes de sécurité professionnelles. Il s’assure également que les délais de livraison soient respectés. Une autre de ses responsabilités est l'enregistrement et la gestion des commandes et opérations de transport.


Compétences requises et conditions de travail

Comme l'agent d'exploitation du transport routier de marchandises est en contact permanent avec la clientèle et le service du matériel, il est important qu’il possède des qualités de communication. La maîtrise de l'anglais est d'ailleurs utile pour exercer ce métier. Une bonne connaissance des technologies de l'information et de la bureautique sera aussi appréciée. L'agent d'exploitation se doit enfin d'être polyvalent pour pouvoir gérer les tâches variées qui lui sont confiées. Il est important qu'il soit apte à prendre des décisions rapidement et qu’il sache gérer le stress et les priorités.

Le travail d'agent d'exploitation permet d'améliorer son autonomie professionnelle. Un agent d’exploitation peut travailler aussi bien en intérieur qu’en extérieur en fonction de l'entreprise qui l’emploie, et changer fréquemment de lieu de travail. La flexibilité tient une place importante dans ce métier en raison de ses horaires de travail parfois imprévisibles.


Etudes et formations

Côté études, un Bac Pro spécialisé en logistique ou transport permet l'exercice de ce métier. Deux années d'études supplémentaires dans ces domaines en DUT ou BTS garantiront une évolution plus rapide.


Perspectives d'évolution

L'agent d'exploitation pourra soit se tourner vers le domaine de la douane, soit vers celui du commerce. Responsable d'exploitation, déclarant en douanes, technico-commercial transport ou encore directeur d'exploitation, l'expérience appuyée par des formations et compétences complémentaires sera appréciée.

Commercial transport


Tâches principales

Prendre en charge le client durant la prospection, le développement, le suivi et la fidélisation, telles sont les fonctions principales du commercial transport. Il s'agit d'un redoutable négociateur qui a pour but de définir la stratégie commerciale pour pouvoir augmenter le chiffre d'affaires de son entreprise de transport. Afin d'attirer et de fidéliser sa clientèle, le commercial va rechercher les clients potentiels et visiter ceux acquis en anticipant leurs besoins. Il se doit de connaitre parfaitement les prestations de l’entreprise afin de pouvoir les présenter et les vendre.


Compétences requises et conditions de travail

D’excellentes capacités relationnelles sont demandées au commercial transport. Il doit être capable de comprendre les besoins des clients, de gérer son programme et de rendre compte de ses résultats. Il s'agit d'un homme de terrain autonome, persévérant et apte à résister au stress.

Le commercial transport bénéficie d'horaires assez souples, mais son emploi du temps est en général bien rempli.


Etudes et formations

Outre la maîtrise des outils de bureautique et la connaissance du secteur du transport routier de marchandises, un bac +2 voire +3 spécialisé dans le commerce ou les transports est recommandé pour le métier de commercial transport. Plusieurs formations dans différents domaines mènent directement à ce poste dont le BTS Transport et Prestations Logistiques, BTS Négociation Relation Client Spécialisation Transport Logistique, BTS Commerce International et DUT Technique de commercialisation.


Perspectives d'évolution

C’est en général l’évolution du chiffre d’affaires du commercial transport qui va lui ouvrir de nouvelles perspectives. Il peut prétendre à des postes d'encadrement, dont celui de directeur commercial ou de commercial grands comptes.

Conducteur routier de marchandises


Tâches principales

Le conducteur routier de marchandises est en charge d'enlever, de transporter et de livrer les marchandises en camion ou tracteur sur une longue distance. Ses activités de transport peuvent être nationales ou internationales. Le travail du conducteur routier consiste aussi à charger et décharger les marchandises, et également à effectuer l'encaissement et veiller à ce que les documents administratifs de livraison soient bien signés. Il pourra aussi être amené à assurer les réparations courantes en collaboration avec le mécanicien réparateur en cas d'incidents sur la route (vidange, gonflage de pneus, etc.).


Compétences requises et conditions de travail

Le conducteur routier de marchandises est le premier responsable de la sécurité et du bon état des marchandises jusqu'à destination. Il devra pour cela être autonome et ponctuel, et aussi parfois savoir prendre des initiatives.

Le conducteur routier de marchandises travaille la plupart du temps en solitaire. Il peut rester seul en route durant plusieurs jours. Une bonne résistance physique est particulièrement importante en raison de la position assise continue.


Etudes et formations

Le métier de conducteur routier de marchandises requiert un permis de conduire catégorie C+ assorti d’une formation FIMO, ainsi qu'une maitrise irréprochable du code de la route. Il est possible de travailler en tant que conducteur routier de marchandises avec un BEP ou un CAP conduite routière. Le titre professionnel conduite routière de transport de marchandises sur porteur et le bac pro conducteur TRM contribuent à offrir un salaire plus élevé et une évolution de carrière plus rapide.


Perspectives d'évolution

Avec le TP CRTM sur porteur en poche et assez d'années d'expérience en bagage, le conducteur routier de marchandises peut créer sa propre entreprise de transports. Les postes d'agent d'exploitation, de chef de quai et de parc ou encore de formateur en conduite sur porteur lui sont également accessibles après quelques années d'expérience.

Conseiller à la sécurité (matières dangereuses)


Tâches principales


Le rôle du conseiller à la sécurité consiste à concevoir, rédiger et faire appliquer les procédures et règles de sécurité à prendre lors de la manipulation et du transport des marchandises dangereuses. Il veille également à ce que le personnel de conduite et les autres employés d'encadrement et d'exécution œuvrant dans le transport routier respectent bien les réglementations en vigueur lors de la manutention. Il est en charge d'élaborer les programmes de prévention des risques professionnels ainsi que d'optimiser les conditions de sécurité. Il effectue un réel travail d'enquête au sein de l'entreprise et diagnostique les risques potentiels. Lors des campagnes de sensibilisation, le conseiller à la sécurité expose les mesures d'urgence à prendre sur la route, avant et après chaque départ afin de prévenir les accidents et incidents.


Compétences requises et conditions de travail


Le conseiller à la sécurité pour les matières dangereuses doit faire preuve d'esprit d'analyse et d’une grande rigueur pour assurer la réussite de ses activités. Il doit avant tout être capable d’anticiper les risques, et de les prévenir. Etant en contact direct et permanent avec le personnel de l'entreprise, les clients, les sous-traitants et les fournisseurs, il serait idéal que le conseiller à la sécurité soit à l'aise dans la communication, en particulier en matière de pédagogie. Des connaissances juridiques et des connaissances techniques sont aussi nécessaires.

Le métier de conseiller à la sécurité peut tout aussi bien être pratiqué en interne dans une entreprise précise, qu'en tant que consultant externe au sein de plusieurs types d'entreprises spécialisées dans le transport poids-lourds.


Etudes et formations


Ce métier peut s'obtenir avec la possession d'un bac +2 à un bac +4 spécialité hygiène, sécurité, ergonomie et transports routiers. Il faut également un certificat d'aptitude professionnelle. Renouvelable pour 5 ans, celui-ci doit être délivré par un organisme contrôlé et homologué par l'Etat.


Perspectives d'évolution


Moniteur d'entreprise, responsable d'exploitation ou encore responsable assurance qualité, les possibilités d'évolution sont multiples et s'adressent surtout aux conseillers à la sécurité ayant plus d'expériences et disposant d'une formation supplémentaire.

Assistant d'exploitation en transport


Tâches principales


Gérer le budget d'administration et diriger une équipe d'exploitation font partie des tâches de l'assistant d'exploitation en transport. Il organise, planifie et effectue le suivi des opérations de transport routier tout en vérifiant la réalisation du transport. Il est en charge de détecter les anomalies éventuelles des camions et de planifier les diagnostics et entretiens y afférant. Le rôle de l'assistant d'exploitation en transport consiste également à contrôler et réguler le trafic routier à partir de logiciels de détection, et à informer par la suite les conducteurs sur les meilleurs itinéraires à prendre et des éventuelles modifications d'horaires des entreprises. Il s'occupe des opérations de gestion d'exploitation dont la gestion du parc, des camions, les affectations du personnel et des véhicules, etc.


Compétences requises et conditions de travail


Une bonne connaissance des outils de navigation (GPS, radars etc.) est importante, ainsi que la maitrise des logiciels professionnels d'exploitation de transport, et des logiciels de planification. L'assistant d'exploitation en transport doit être apte à animer une équipe, et il doit également être doté de compétences approfondies dans la gestion budgétaire.

Une grande flexibilité est importante dans ce métier où les horaires de travail sont assez remplis. L'assistant d'exploitation de transport peut, en effet, travailler la nuit, les jours fériés et les week-ends en cas de volumes importants, ou d’imprévus comme par exemple des accidents.


Etudes et formations

La possession d'un DUT ou d'un BTS en transport et logistique permet d’exercer le métier d'assistant d'exploitation en transport.
Un employé de ce domaine ayant des compétences en langues étrangères, notamment en anglais, est plus avantagé pour gravir rapidement les échelons.


Perspectives d'évolution

L'assistant d'exploitation de transport peut se spécialiser et évoluer dans plusieurs domaines dont le secteur commercial, le transit, les douanes et l'organisation. Ses expériences et acquis peuvent, en effet, le mener jusqu'au poste de commercial transport, responsable d'exploitation, déclarant de douanes ou encore affréteur routier.

Agent de transit - déclarant de douanes


Tâches principales

Le travail de l'agent de transit consiste à gérer tous les aspects réglementaires du transport routier, national comme international. Il négocie les meilleurs tarifs et transports conformes aux demandes et aux types de marchandises des clients (matériaux dangereux, œuvres d'art, boissons ou nourriture, etc.). Il gère les formalités administratives et les documents de douane. L'agent de transit est responsable de l'organisation des transferts et des livraisons en conformité avec les règles et lois en vigueur.


Compétences requises et conditions de travail

Le déclarant de douanes doit être apte à prendre des décisions rapides et avoir de l'autonomie face aux imprévus. Une bonne maitrise de l'anglais, ainsi que d'une autre langue étrangère, sont importantes en raison des multiples échanges internationaux faisant partie du métier. Il doit notamment avoir un sens aigu des négociations commerciales, être méthodique, rigoureux et bien organisé dans son travail.


Etudes et formations

Un bac professionnel spécialisé dans la logistique ou l'exploitation de transport peut être suffisant pour débuter dans le métier. Il est cependant conseillé d'avoir suivi un DUT en Gestion logistique et transport, un BTS Transport et Prestations logistiques ou encore un BTS Commerce International pour pouvoir accéder aux postes supérieurs.


Perspectives d'évolution

Il faut savoir que l'évolution se passe rapidement dans ce secteur précis du transport routier de marchandises. L'agent de transit peut opter pour une promotion dans le domaine commercial en devenant chef de transit dont le travail consiste à superviser les agents d'organisation du transport routier. Il peut également se tourner vers la branche de la douane en devenant responsable du département des douanes.

Mécanicien réparateur de véhicules industriels


Tâches principales


Le rôle du mécanicien réparateur de véhicules industriels consiste à contrôler l'état du poids lourd avant chaque activité de livraison. Responsable du contrôle technique et respectueux des règles de sécurité, le mécanicien assure le diagnostic des camions et tracteurs, puis l'entretien de tous ses composants : électricité, hydraulique, électronique, etc. Il établit les devis et factures de remplacement et renseigne les responsables sur la fiche technique d'intervention. Le mécanicien réparateur est également en charge des réparations courantes du poids lourds dont le remplacement de pièces. Il apporte des conseils techniques et mécaniques aux conducteurs afin de prévenir les incidents en route.


Compétences requises et conditions de travail

Le mécanicien réparateur de véhicules industriels doit faire preuve d'une grande polyvalence pour pouvoir réussir ce métier assez complexe. Outre la mécanique, il devra en effet être spécialisé dans la soudure, l'électricité, l'électronique ou encore l'hydraulique. Méthodique, rigoureux et curieux, le mécanicien réparateur se doit d'être respectueux des règles de sécurité lors des réparations. La possession du permis C, ou CE est importante car il peut être amené à intervenir sur le terrain pour d'éventuelles réparations.

Le mécanicien réparateur de véhicules industriels peut travailler en prestataire externe ou en interne. Il devra éventuellement se déplacer pour effectuer les réparations courantes du poids lourd sur la route, de façon occasionnelle.


Etudes et formations


L'exercice du métier de mécanicien réparateur requiert la possession d'un CAP, BEP ou Bac Pro en maintenance des véhicules industriels. Une formation complémentaire en hydraulique, mécanique, électronique ou électricité de poids lourds peut aussi s’avérer utile.


Perspectives d'évolution

La spécialisation du mécanicien réparateur de véhicules industriels dans un domaine précis lui confère des responsabilités plus conséquentes. Après plusieurs années d'expérience, le mécanicien peut devenir chef d'atelier, responsable de parc poids lourds ou encore responsable du service après vente.

 

 

 

 

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