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Camions électriques : où en est-on en 2018 ?

24/07/2018 11:52:15
ECI - Mise à jour : le 24/07/2018 11:52:15 - Par
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La course à l’électrique est devenue une nécessité pour les constructeurs de poids lourds. D’après le Citepa (Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique), les camions seraient à eux seuls responsables d’un peu plus de 8% des émissions nationales de dioxyde de carbone en France métropolitaine. Particulièrement utilisés comme mode de transport des marchandises, ces véhicules occasionnent également des nuisances sonores et devraient être de plus en plus nombreux à circuler sur route. Dans un marché en pleine expansion, de nouveaux modèles de camions électriques font désormais leur apparition. Ont-ils les mêmes performances que les camions roulant au diesel ? Que nous réservent les constructeurs pour les années à venir ? Voici quelques éléments de réponse.

Camions électriques : où en est-on en 2018 ?

Sommaire

L’électrique, un marché porteur

Le marché des véhicules (voitures, utilitaires, poids lourds, bus,…) est en pleine mutation depuis plusieurs années déjà. Le diesel connait vraisemblablement ses dernières heures de gloire, au profit d’autres sources d’énergie comme l’électrique ou l’hybride. A l’heure actuelle, il parait encore difficilement imaginable que la société puisse se transformer si rapidement et oublier définitivement les moteurs diesel. Néanmoins, 149 086 véhicules électriques ont été immatriculés en Europe en 2017, avec un grand nombre de ventes enregistrées par la Norvège, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’exemple danois montre clairement l’impact de l’existence d’une politique publique de déploiement de l’électrique. En 2015, le pays avait en effet abandonné cette politique, engendrant une chute de plus de 45% des immatriculations de voitures électriques l’année suivante. Une étude effectuée en 2017 par l’Association des constructeurs automobiles européens a mis en évidence ces faits, insistant également sur l’importance de proposer des bonus suffisamment élevés pour convaincre les acheteurs, les véhicules n’étant pas forcément proposés à un prix très abordable. Tout porte à croire que ce comportement sera transposable aux poids lourds électriques et qu’un changement de réglementation pourrait perturber tous les marchés.

Daimler devance Tesla

Il suffit parfois de quelques mois de retard pour se faire devancer. C’est la dure leçon que retiendra Tesla après avoir reporté la sortie de son camion électrique. Plus rapide, Daimler Trucks (détenteur de la marque Mercedes-Benz) et sa filiale Mitsubishi Fuso Truck and Bus Corporation n’ont pas hésité à lui passer devant en dévoilant les premiers leur poids lourd électrique. Présenté lors du salon automobile Tokyo Motor Show en octobre 2017, l’E-Fuso Vision One a captivé l’attention des spectateurs. Il faut dire que le suspens a été maintenu pendant plusieurs minutes lors de l’inauguration, avant que les rideaux ne soient baissés. Le constructeur avait fait le choix de présenter une vidéo captivante, mettant en éveil les sens de son public avant de faire apparaitre deux camions électriques sur le plateau. Dans la vidéo projetée, une danseuse semble jouer le rôle de fil conducteur de la présentation. Le rapprochement entre la maîtrise technique et artistique de celle-ci, et le design attirant des poids lourds est immédiat. Présenté en version bleue, l’E-Fuso Vision One ne manque pas de se faire remarquer.
Côté performances, ce modèle électrique est capable de transporter 11 tonnes de charge utile, soit 2 de moins qu’un poids lourd de gabarit équivalent en version diesel. Avec un poids à vide de 23 tonnes et une autonomie pouvant atteindre 350 km, l’E-Fusio Vision One surpasse le concept présenté un an plus tôt. L’Urban eTruck pesait trois tonnes de plus pour une autonomie moindre (200 km seulement). Depuis, quelques améliorations ont été apportées. Le modèle présenté au salon de l’automobile est doté de plusieurs batteries capables de fournir 300 kWh. D’après Daimler, il ne devrait toutefois pas être commercialisé avant quatre ans. Et d'autres modèles voient déjà le jour chez le constructeur.

 

e-fuso mercedes

 

Tesla maintient son cap

Elon Musk, PDG de Tesla, a l’habitude de travailler sur des technologies d’avenir. Après avoir largement fait parler de lui avec les voitures électriques et autonomes, et la mise au point du lanceur spatiale réutilisable SpaceX, il aurait été curieux qu’il ne cherche pas à se positionner sur le marché émergent des poids lourds électriques. Rien d’étonnant donc à ce qu’il présente en novembre 2017 le Tesla semi, un camion électrique aux performances inattendues.
D’abord annoncé avec une autonomie de 480 km, le Tesla semi pourrait être doté d’une deuxième configuration lui permettant d’atteindre 800 km d’autonomie. Pour ne rien négliger, Elon Musk a d’ores-et-déjà annoncé que 600 km d’autonomie pourraient être récupérés en seulement 30 minutes grâce à un superchargeur innovant baptisé MegaCharger. Côté motorisation, Tesla ne fait pas non plus les choses à moitié. Le camion est équipé de 4 moteurs électriques indépendants placés à l’arrière et capables de fournir suffisamment d’énergie pour que le véhicule passe de 0 à 96 km/h en 20 secondes en étant chargé à son poids maximal (5 secondes à vide). Toujours d’après le constructeur, il serait capable de monter une pente inclinée à 5% à une vitesse de 104 km/h et pourrait disposer d’un mode de conduite autonome. Tesla créé enfin une grande surprise en annonçant une date de commercialisation prévue d’ici fin 2019.

 

tesla semi

 

Nikola Motor, concurrent très ambitieux

Pas besoin d’être connu pour se lancer dans la conception de véhicules électriques. C’est ce que démontre Trevor Milton, CEO de Nikola Motor Company, lorsqu’il présente en mai 2016 le premier prototype de son futur poids lourd électrique baptisé le Nikola One. Dès lors, la start-up prend du gallon et s’affiche clairement comme rival sérieux de Tesla. Son modèle, équipé de batteries à pile hydrogène de 320 kWh serait ainsi capable de parcourir près de 2000 km et d’embarquer 35 tonnes de marchandises. Annoncé avec des équipements haut-de-gamme (lit double, micro-onde, réfrigérateur, télévision…), le véhicule a tout pour plaire.
Nikola Motor Company n’a visiblement pas de temps à perdre. Son prototype est déjà passé à l’étape de commercialisation, notamment grâce à un investissement atteignant un milliard de dollars. La phase finale de construction de l’usine dans laquelle vont être produits les 5 000 premiers exemplaires du Nikola One devait déjà s’achever en 2017, pour lancer la commercialisation avant fin 2020. Avec un prix affiché de 375 000 dollars et déjà 4 milliards de dollars de commandes, il ne reste qu’à voir si l’entreprise sera finalement capable de produire ce modèle très ambitieux et faire mieux que Tesla.

 

nikola one

 

Cummins, nouvel entrant assez inattendu

Fondée en 1919, la société américaine Cummins Inc. est historiquement connue pour s’être lancée dans l’industrialisation du moteur inventé par l’allemand Rudolf Diesel 20 ans plus tôt. Cummins s’est assez rapidement imposée comme leader des moteurs diesel de poids lourds. Rien ne présageait donc que cette société cotée au New York Stock Exchange se tourne vers l’électrique.
A ce stade, Cummins n’apparait pas comme un concurrent particulièrement féroce. En effet, s’il souhaite grignoter quelques parts de marché sur le secteur des poids lourds plus propres, l’annonce faite en septembre 2017 d’un camion de 28 tonnes disposant d’une autonomie de 160 km ne semble pas effrayer grand monde. Destiné a priori à la réalisation de petits parcours à proximité des zones urbaines, ce modèle pourrait être vendu sous une version équipée d’un moteur hybride électrique/diesel, un moyen de gagner en autonomie.

 

camion electrique cummins

 

Renault Trucks, acteur bien investi dans le transport zéro émissions polluantes

Il y a bien longtemps que le constructeur français a démontré son envie de se lancer sur le marché des véhicules électriques. En 2011 déjà, Renault Trucks avait porté son intérêt aux problèmes de circulation et d’émissions polluantes et sonores des poids lourds dans la ville de Lyon. Les élus locaux étaient vraisemblablement face à un dilemme : interdire le centre-ville aux camions, en sachant que cette mesure serait difficile à mettre en place, ou ignorer le problème en attendant de trouver une solution. Le constructeur en a profité pour présenter son Renault Midlum, un camion de 16 tonnes fonctionnant à 100% avec de l’électricité. Alimenté par trois batteries lithium-ion d’une capacité totale de 150 kWh, le véhicule permet de réaliser des petits transports en milieu urbain grâce à une autonomie de 100 km et à une recharge complète en 8 heures. Capable de transporter 5,5 tonnes de marchandises, il était en 2011 un des plus gros poids lourds électriques à l’échelle mondiale. Il avait d’ailleurs déjà à l’époque été présenté aux dirigeants de Carrefour, qui avaient été séduits.
Le constructeur poursuit ensuite sa conquête du marché électrique par le lancement d’un nouveau modèle de camions baptisé Renault Maxity. Avec une charge utile de 2 tonnes, une autonomie de 100 km et une vitesse de pointe avoisinant les 90 km/h, le groupe prouve encore une fois sa volonté de produire des véhicules plus propres et moins bruyants. Fort de ces initiatives pleines de succès, Renault Trucks continue sur sa lancée en développant en 2017 aux côtés du Groupe Delanchy un camion 100% électrique doté d’une caisse frigorifique permettant la livraison de produits frais. Le prototype Renault Trucks D de 13 tonnes est donc en phase de test dans la ville considérée comme le berceau du grand constructeur français : Lyon. Utilisé pour effectuer des livraisons de produits de la mer et des produits frais de la plateforme de distribution du groupe Delanchy à Corbas (banlieue lyonnaise) aux Halles de Lyon-Paul Bocuse, ce modèle électrique démontre son potentiel en conditions réelles d’exploitation.

 

camion electrique renault trucks d

 

Smith Electric Vehicles, hors course

Probablement l’un des pionniers dans ce domaine, le fabricant de véhicules électriques commerciaux zéro émission Smith Electric Vehicles a été fondé en 1920. En 2006, il lance le Newton, un camion disponible sous trois variantes avec un poids total autorisé à charge respectif de 7,5 ; 10 et 12 tonnes. Il est capable de parcourir 160 km avant de nécessiter la recharge de ses batteries de type lithium-ion, celle-ci s’effectuant en moins de 8 heures. Avec une vitesse de pointe de 80 km/h, le Newton avait conquis un certain nombre de clients parmi lesquels TNT Express, Frito-Lay, Coca-Cola, et même le Corps des Marines des Etats-Unis. Malheureusement, le manque de financement n’a pas permis à Smith Electric Vehicles de poursuivre l’aventure.

 

camion newton

(crédits photo : Jan Kubík - Wikimedia Commons)

 

Balqon, créateur de véhicules uniques

Balqon Corporation n’est sûrement pas l’un des fabricants de camions les plus connus. Il n’en reste pas moins très impliqué dans la production de poids lourds sans émissions polluantes. Dès 2010, il lance par exemple le Nautilus XE20, un poids lourd capable de remorquer des charges aussi lourdes que 40 tonnes. Ce modèle portait bien son nom. La référence au Nautilus, célèbre sous-marin imaginaire commandé par le Capitaine Nemo dans le roman de Jules Vernes Vingt mille lieues sous les mers, et utilisant l’électricité alors même que celle-ci n’était encore qu’à ses prémices, était assez judicieuse. Peu rapide avec une vitesse maximale de 40 km/h, le Nautilus XE20 avait plutôt pour dessein d’être utilisé sur les ports et dans des entrepôts. Disposant d’une autonomie d’environ 150 km à vide et de 80 km chargé, ce modèle avait toutes les caractéristiques nécessaires pour réaliser des courts transports de façon propre et non bruyante.
En 2012, Balqon Corporation réapparait avec un nouveau modèle de poids lourd électrique à l’occasion de l’Electric Vehicle Symposium EVS26 organisé à Los Angeles. Baptisé MX30, il fait bien mieux que son prédécesseur en permettant d’atteindre les 110 km/h pour un transport de charge limité à 30 tonnes. Côté autonomie, il peut permettre de réaliser 240 km à vide, et jusqu’à 150 km chargé grâce à une batterie lithium-ion de la société chinoise Winston Battery.

 

camion nautilus

 

Thor Trucks, le rêve d’une start-up californienne

Il suffit d’observer le camion électrique de la jeune pousse américaine pour faire l’analogie avec Thor, Dieu du Tonnerre dans la mythologie nordique. Avec son design impressionnant et son gabarit, l’ET-One a de quoi attirer les regards. Mais peut-il sérieusement concurrencer Tesla ? A priori pas avec ses 480 km d’autonomie. Rien n’est cependant perdu pour la start-up qui s’occupe du remplacement de moteurs diesel par des batteries. Elle est en effet déjà parvenue à débaucher un certain nombre d’employés de grandes entreprises type Faraday Future, Boeing ou encore BYD, et cherche aujourd’hui à se rapprocher d’un partenaire capable de supporter les coûts techniques et humains d’une telle aventure.

thor trucks

 

Navistar et Volkswagen, une collaboration fructueuse ?

Depuis fin 2017, Navistar fait officiellement partie des constructeurs de poids lourds impliqués dans le développement de véhicules électriques. Fort de sa collaboration avec le constructeur allemand Volkswagen Truck & Bus, il a en effet annoncé l’arrivée prochaine d’un camion non polluant en Amérique du Nord. L’enjeu pour les deux grands groupes est clair : concurrencer Tesla sur ce domaine. Volkswagen ne s’en cache pas. Il a d’ores-et-déjà prévu de revoir à la hausse ses investissements dans les voitures électriques à plus de 20 milliards d’euros avant 2030. Si tout se passe comme prévu, le semi-truck 100% électrique issu de cette collaboration devrait naitre d’ici 2019.

Une technologie vraiment au point ?

Les camions électriques ont encore un long chemin à parcourir, même si leur développement laisse déjà imaginer un avenir high-tech et design. Si le transport courte distance peut assez facilement être mis en place, les limites technologiques ont dans tous les cas besoin d’un peu de temps pour être repoussées. Les principaux freins sont bien entendu les batteries, dont les performances techniques et le coût doivent être améliorés. L’autonomie nécessaire aux transporteurs long courrier en dépend.
Autre point déterminant : le réseau de bornes de chargement devra être étoffé pour qu’un conducteur puisse réaliser ses déplacements sans se soucier de sa proximité géographique avec une zone équipée de bornes adaptées à son véhicule. Quant au temps de charge, il devra être aussi court que possible. Il est assez peu imaginable qu’un chauffeur routier perde 8h de son temps à patienter pendant que son poids lourd se charge.
En parcourant les différentes propositions des acteurs les plus avancés sur l’électrique, il apparait une certaine limitation. Daimler par exemple estime que son modèle E-Fuso Vision One ne pourra être commercialisé que dans quatre ans sur des « marchés mûrs » disposant des infrastructures adaptées. D’un point de vue temps de charge, Tesla se montre plutôt rassurant en vantant les performances d’un nouveau dispositif appelé MegaCharger permettant une charge complète en 30 minutes et la création d’un réseau mondial de ces superchargeurs. Quant à Nikola Motor, il semble aussi avoir bien conscience des limitations actuelles des véhicules électriques et prévoit la création de 364 bornes de recharge au Canada et aux USA. Si tout n’est pas si simple, on peut donc être rassuré : l’affaire est prise bien au sérieux.

Au 1er Janvier 2019, les règles changent

Tous les constructeurs de poids lourds le savent : le 1er Janvier 2019 marquera un tournant dans leur politique de développement. Et pour cause, tous les camions neufs fabriqués dans l’Union Européenne devront impérativement être accompagnés d’une déclaration mentionnant de façon très claire la consommation en carburant des véhicules, ainsi que leurs émissions de CO2. L’idée directrice de cette nouvelle loi européenne est assez simple : orienter les futurs acheteurs vers des poids lourds plus propres et moins gourmands en énergie. Dès lors, l’intérêt des constructeurs de poids lourds pour l’électricité apparait davantage comme étant un choix stratégique, et non plus une simple prise de conscience environnementale. Les groupes qui décident aujourd’hui de ne pas se lancer dans l’innovation et la recherche de solutions plus écologiques pour le transport risquent fort de connaître un retard important dès 2019. Le passage à des camions fonctionnant avec une énergie alternative au diesel apparait aujourd’hui comme difficilement contournable.
A ce jour, il semble fort probable que des aides économiques soient mises en place dès 2019 pour inciter les acheteurs à choisir des poids lourds plus économes en énergie et moins polluants. Certains fabricants redoutent d’ailleurs la mise en place de taxe sur la pollution, ce qui encore aujourd’hui n’est pas fixé. Dans un scénario de l’UE, les émissions de dioxyde de carbone sont estimées en baisse de 1,5% par an jusqu’en 2030. Il reste donc à voir à quel point cette nouvelle réglementation durcira le marché des poids lourds, et qu’en sera-t-il pour les camions fabriqués hors Europe.

Perspectives pour les années à venir

D’autres constructeurs devraient rapidement se positionner sur le marché des poids lourds écologiques, comme Volvo Trucks qui a annoncé en début d’année 2018 l’arrivée de camions 100% électriques pour 2019. Quelques projets hors du commun font également parler d’eux. La jeune pousse suédoise Einride propose par exemple de transformer le semi-remorque en ôtant complètement la cabine conducteur. Le camion du futur, électrique bien sûr, pourrait donc a priori n’être constitué que de la partie cargo conduite à distance ou en mode autonome. Les premières annonces d’Einride parlent d’un véhicule baptisé T-pod pouvant transporter jusqu’à 20 tonnes et parcourir une distance de 300 km. Un projet pilote devrait se mettre en place cette année avec la chaîne de supermarchés Lidl. Les premiers camions devraient quant à eux être commercialisés dès 2020.
D’autres entités, notamment des jeunes pousses, devraient également chercher à se positionner à la fois sur l’électrique mais aussi sur les camions autonomes. C’est le cas du très célèbre service de transport avec chauffeur Uber. L’entreprise américaine a récemment acquis Otto, une start-up développant un kit autorisant la conduite autonome de poids lourds. D’autres sociétés comme Paccard, Embark ou Waymo sont également dans la course.

Nous l’aurons compris, les camions électriques sont en plein développement. Ils ne sont certes pas encore au point, mais de nombreux concepts voient régulièrement le jour, supportés par des innovations technologiques encourageantes. A ce jour, l’entreprise d’Elon Musk semble dominer le marché, ce qui ne nous permet pas d’ignorer l’ensemble de ses concurrents les plus crédibles, comme Daimler ou Nikola Motor. Une chose est sûre, le marché est convoité, et les pré-commandes nombreuses. Selon certaines sources, Tesla aurait déjà cumulé près de 270 réservations fin 2017 pour son semi. Les prochaines années vont sans nul doute nous réserver de belles surprises.

 

 

 

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