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Economie
 
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LE MARCHE DU VEHICULE INDUSTRIEL


TRANSPORT ROUTIER
DE MARCHANDISES

 

  1. LE SECOND SOUFFLE

2006 restera une année charnière, celle qui marque une étape supplémentaire dans la professionnalisation du TRM. On assiste en effet à une nouvelle restructuration en profondeur du secteur.
Après une année 2005 très difficile, le regain d’activité enregistré en 2006 couplé à la pénurie de camions donne un nouvel élan aux acteurs du secteur qui ont survécu. Toutefois, leur situation reste tendue, même si cette insuffisance de camions joue en faveur d’un rééquilibrage des relations avec les chargeurs. En outre, le manque de compétitivité des entreprises françaises face à leurs homologues européennes reste à l’ordre du jour.
Si des problèmes structurels subsistent, la reconfiguration du marché est en marche (équilibrage dans les rapports de force, concentration etc.). Les entreprises les plus dynamiques et les mieux structurées devraient trouver leur place dans un marché assaini mais toujours soumis à l’environnement économique.

 

À LA RECHERCHE DU CLIENT RENTABLE
La croissance économique, un peu plus forte qu’escomptée, a permis aux entreprises du transport de sortir de la crise où elles étaient installées depuis quatre ans. De plus, face à la forte réduction du volume d’activité enregistré en 2005, combinée à la hausse importante du gazole, les patrons du transport n’ont eu d’autre choix que de rationaliser leurs parcs de véhicules, d’abandonner les trafics les moins rentables, et de sacrifier du chiffre d’affaires.

LA TRÉSORERIE S’AMÉLIORE
Cet assainissement a permis aux transporteurs de bénéficier du déséquilibre entre l’offre et la demande, d’optimiser le remplissage de leurs camions, et d’augmenter leurs tarifs. Evaluée pour 2006 à 2%, cette hausse a permis une nette amélioration de la trésorerie. Les PME du transport ont également bénéficié de la réduction - plus de la moitié - des délais de règlement imposés par la loi adoptée cet automne (de 80 à 30 jours). Par ailleurs, le remboursement de la TVA sur les péages indûment versés aux sociétés d’autoroutes entre 1996 et 2000 ont accentué le phénomène : fin 2006, le montant total restitué s’élèverait à 350 M€.

MARGES NETTES BIENTÔT POSITIVES
Les marges nettes qui se tassaient chaque année davantage, se redressent et devraient repasser au dessus de zéro. Pour mémoire, de 2,5% en 2001, le niveau a chuté à –0,5% en 2005.

COÛTS D’EXPLOITATION EN HAUSSE
Dans ce secteur, la France affiche un des salaires minimums les plus hauts d’Europe, alors que dans le même temps les transporteurs sont pénalisés par le niveau élevé des charges sociales et une réglementation du temps de travail qui pèse sur la productivité. Aujourd’hui, les transporteurs craignent une nouvelle hausse des salaires, d’autant que parallèlement, le manque de camions met sous pression les négociations de gré à gré. Par ailleurs, l’augmentation des péages autoroutiers atteindrait pour l’ensemble de l’année, 1 à 3,5% des coûts d’exploitation.

INTERNATIONAL : MOINS DE 1 CAMION FRANÇAIS SUR 4
Le transport routier français à l’international continue de se dégrader. Les disparités sur la législation – fiscalité plus lourde, régime social spécifique - pèsent sur cette activité. La taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) excède de 16% la moyenne des taxes sur le carburant de l’Europe des 25. Or, selon la FNTR, une variation de 1% de la TIPP entraîne, pour le plus taxé, une perte de 3 points de parts de marché.
Avant l’arrivée des 10 entrants dans l’Union Européenne en mai 2004, les transporteurs français ne réalisaient déjà que 28% des flux entrant en France, et 34% des flux sortant. Sur le terrain domestique, ils abandonnent aussi, peu à peu, leurs positions. L’absence d’harmonisation fiscale et sociale bénéficie, en particulier, à l’Espagne, où le calcul du temps de travail est plus souple, et l’équivalent de la TIPP moindre. Entre 2000 et 2004, le pavillon espagnol à l’international s’est envolé de près de 60%. Dans le même temps, celui de la France a chuté de 20%. Depuis 2004, on compte moins de 1 camion sur 4 portant pavillon français, contre 1 sur 2 en 1996, et près de 3 sur 4 sur certaines destinations, comme l’Italie, il a y 25 ans.

 

CRÉATIONS ET DÉFAILLANCES DES ENTREPRISES
DU TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES :
L’indice de dynamisme est le rapport entre le nombre de créations et le nombre de défaillances et de cessations d’entreprises. Le niveau de sinistralité des entreprises du secteur a amorcé une baisse sensible. Selon Euler Hermes SFAC, sur les 8 premiers mois de l’année, les défaillances sont en baisse de 15,8% par rapport à la même période l’an passé. Sur 12 mois glissants à fin juillet 2006, l’indice de dynamisme s’établit à 0,90 pour le secteur du TRM contre 1,43 pour l’ensemble des entreprises françaises.

 

Tous secteurs en France

Transport routier de marchandises

2004

2005

12 mois glissants à fin 07/06

2004

2005

12 mois glissants à fin 07/06

Créations d’entreprises

279 356

290 805

275 388

2 915

2 883

2 813

Défaillances

46 351

47 902

47 492

1 523

1 599

1 456

Cessations

136 179

140 707

145 524

1 789

1 789

1 671

Indice de dynamisme

1.53

1.54

1.43

0.88

0.85

0.90

 

VITALITÉ DES ENTREPRISES FRANÇAISES : LES PME DU TRANSPORT À LA TRAÎNE

Alors que la majorité des experts interrogés ont le sentiment que les PME françaises se portent mieux, ils estiment que celles du transport ne parviennent pas à suivre le mouvement. Les grandes flottes sont en meilleure forme par contre, la situation des autres grands donneurs d’ordres reste médiocre. On note une grande stabilité au sujet du moteur de l’investissement. Cette année encore, 86% des investissements en matériels roulants ont pour objet le renouvellement du parc.

 2. LES IMMATRICULATIONS 2006

 

VÉHICULES NEUFS :

LA RÉGLEMENTATION A CONTINUÉ
À PERTURBER LES IMMATRICULATIONS

En termes d’immatriculations, l’année 2006 restera marquée par l’impact des technologies et, dans une moindre mesure, par un environnement économique légèrement plus porteur.
Les mois de décembre 2005 et d’avril 2006 ont connu une envolée des immatriculations de poids lourds due au passage au chronotachygraphe numérique annoncée à des dates différentes dans les pays de l’Union Européenne. Le mois de septembre a été lui aussi sur-pondéré du fait de l’important carnet de commandes en Euro 3, avant le passage obligé à la nouvelle norme environnementale Euro 4 au mois d’octobre.  Sur les 10 derniers mois, le nombre d’immatriculations de VI en Europe a progressé de 4.4 %, après une hausse de 6 % pour l’année 2005.

 

Progression en Europe des immatriculations de véhicules de + de 3.5 tonnes

 

12 mois 2005

Janvier – octobre 2006

 

Immat.

Var. % 2005-2004

Immat.

Var. % 2006-2005

Allemagne

96 600

+ 4.5%

87 444

+ 7.7 %

Royaume-Uni

55 921

+2.5 %

46 394

- 1.3 %

France

55 712

+ 17.3 %

46 062

+ 3.3 %

Italie

35 758

- 1.2 %

30 559

- 0.5 %

Espagne

40 511

+ 8.8 %

34 015

+ 5.3 %

UE 15 + CH, IS et N

359 638

+ 6.0%

312 839

+ 4.4 %

                (Source : Association Auxiliaire de l’Automobile)

 

Progression en Europe des immatriculations de véhicules de + 16 tonnes

 

12 mois 2005

Janvier – octobre 2006

 

Immat.

Var. % 2005-2004

Immat.

Var. % 2006-2005

Allemagne

55 454

+ 3.2 %

53 828

+ 16.3 %

Royaume-Uni

35 575

+ 4.6 %

30 288

+ 1.8 %

France

45 612

+ 18.7 %

37 717

+ 2.9 %

Italie

25 353

+ 0.0 %

21 777

+ 0.3 %

Espagne

31 733

+ 8.9 %

26 664

+ 6.9 %

UE 15 + CH, IS et N

250 892

+ 7.3 %

222 687

+ 6.9 %

                (Source : Association Auxiliaire de l’Automobile)

LES TRACTEURS DÉPASSENT À NOUVEAU LES PORTEURS
A fin novembre 2006, 26 084 tracteurs ont été immatriculés contre 23 899 porteurs, ce qui porte le différentiel tracteurs/porteurs à 2 185, et la part des tracteur à 52%. L’avance d’immatriculation de tracteurs par rapport aux porteurs, qui tendait à se réduire ces deux dernières années, semble être à nouveau d’actualité.
Comme l’an dernier, on note que les immatriculations de tracteurs ont été plus irrégulières que celles des
porteurs.

LES VUL
Cette catégorie de véhicules concentre un large éventail de matériels ayant des spécificités propres. Dans
nos statistiques, sont pris en compte l’intégralité des VUL : véhicules carrossés (Bâchés, savoyardes, plateaux, transport en commun, etc.), les véhicules dérivés de VP (anciennement réparties dans les catégories « sociétés » et « entreprises » et les « fourgons ». Le nombre record d’immatriculations de VUL atteint en 2001 devrait être dépassé cette année. A fin novembre, soit sur 11 mois, le nombre de VUL s’élève à 404 888 unités soit une hausse de 5,4% par rapport à la même période de 2005.
Le segment des dérivés de VP (véhicules « entreprises » et « sociétés ») resté en retrait ces dernières années devrait vraisemblablement atteindre un niveau identique à celui de 2001 : à novembre 2006, on compte 121 998 VUL immatriculés soit une hausse de 7,6%. Fin décembre, le nombre d’unités devrait avoisiner les 133 000.

  

CARROSSERIE :

 

VUL CARROSSÉS
A fin novembre 2006, la croissance des VUL carrossés (hors camping-car) reste élevée, +7,4%, mais laisse apparaître un léger tassement sur les derniers mois, ainsi qu’une décélération par rapport à fin 2005 (+8,4%). La catégorie « plateaux » a enregistré une très forte progression (+33%), ce qui impacte de façon sensible l’évolution de l’ensemble des immatriculations de VUL. Associée à celle des « bennes », ces deux
segments représentent 69% des immatriculations de l’ensemble des VUL. On observe donc encore à ce niveau l’impact déterminant du dynamisme du BTP.

CARROSSERIE DE PORTEURS DE PLUS DE 5 TONNES
A fin novembre 2006, les porteurs carrossés enregistrent une hausse de 4,3% par rapport à la même période l’an passé, soit 23 893 immatriculations. Au final, l’année devrait se terminer au même niveau que
2005, à environ 26 000 immatriculations. Notons que le chiffre, comme pour les immatriculations de VI se situe à un niveau haut sous l’effet du passage au chronotachygraphe numérique le 01/01/2006.
Les évolutions par segments seront donc également impactées en 2006 : le constat à fin novembre montre une progression de 7,3% des « bennes », principale catégorie, qui va donc influencer positivement le résultat global. A cette même date, seul le segment des « rideaux coulissants et PLSC » affiche une baisse de 1,9%.

CARROSSERIE DE SEMI REMORQUES ET REMORQUES
Les immatriculations de remorques et semi-remorques progressent de manière régulière depuis 2 ans : novembre 2006 +5,4% ; +5,2% en 2004 et +6,3% en 2005. Le segment des « bennes » poursuit une
progression à un rythme élevé (+16,8%), et malgré un premier semestre morose, le segment principal
« rideaux coulissants PLSC », qui représente 32% du marché, enregistre à fin novembre une hausse de 6,1%.

 

VÉHICULES INDUSTRIELS D’OCCASION : LA STABILITÉ SE DESSINE
Pour les 10 premiers mois de 2006, 47 102 véhicules industriels d'occasion ont été immatriculés, soit une
légère orientation à la hausse : +0,6%. L’OVI estime que cette tendance sera suivie en novembre et décembre, ce qui porterait le nombre total d’immatriculations de VO pour l’ensemble de l’année 2006 à 56 200. Le rapport VO/VN s’afficherait alors à 1,05. L’évolution à la hausse de cet indice est due essentiellement au nombre de VI neufs enregistrés en décembre 2005, qui sur pondéraitle dénominateur de l’indice 2005.

Le rapport Occasion/Neuf

 

2000

2001

2002

2003

2004

2005

10 mois 2006

1.02

1.02

1.11

1.28

1.23

1.01

1.03

 

 

  

VÉHICULES D'OCCASION

(SOURCE CCFA)

 

VUL D’OCCASION : RENVERSEMENT DE TENDANCE

Sur les 10 premiers mois de l’année, 621 476 VUL d'occasions de tous types ont été immatriculés, soit une progression de 3,8% par rapport à l’an dernier. Pour mémoire, à fin novembre 2005, leur évolution était négative : -1,8%. Cela confirme la reprise du marché du VUL d’occasion qui continue de progresser depuis le début de l’année. Les experts de l’OVI ne soulignent pas de grosses différences dans l’évolution des ventes
d’occasion, pour cette année, entre les « fourgons » et les « châssis-cabines ». La progression du nombre de
transactions est de l’ordre de +4% sur les deux segments. Les catégories de VUL citées comme étant les plus répandues demeurent les « fourgons » et les « bennes ». Les prix de ventes de VO pour 2007 devraient sensiblement croître : 25% des experts indiquent une hausse des prix, contre 11% une baisse ; les 36% restant se prononçant pour la stabilité des prix. Dans le même temps, une augmentation du nombre de
transactions est attendue pour l’ensemble de l’année 2006 (43% augmentation, 7% baisse et 50% stable).

 3. Distribution des véhicules industriels

 

VÉHICULES NEUFS

TRES LEGERE PROGRESSION

Le niveau des carnets de commandes enregistre une très légère hausse. Au 2ème semestre, on assiste à une inversion du rapport tracteurs/porteurs. Les transporteurs semblent avoir bien anticipé le passage aux nouvelles normes Euro.

NIVEAU DES COMMANDES : IL RESTE POSITIF
Les distributeurs annoncent une progression de 2,5% de leur activité en 2006 par rapport à 2005. Si l’évolution de celle des tracteurs est restée stable (-0,5%) par rapport au 1er semestre 2006, celle des porteurs s’est maintenue à un rythme équivalent, +6%. Les porteurs TP ont été prisés, les commandes ont augmenté de +8% ; elles ont donc tiré celles de l’ensemble de la gamme.

NORMES EURO : BIEN ANTICIPÉES
  

Euro 3

80%

Euro 4

16%

Euro 5

4%

Les transporteurs ont bien anticipé le passage à l’Euro 4. Avant le 1er octobre, ils ont acheté des VI aux normes Euro 3. Après cette date, ils ont commencé à anticiper le prochain niveau en s’équipant en Euro 5.

REMISES : TOUJOURS ORIENTÉES À LA HAUSSE
Les signes de tension amorcés au 1er semestre se sont confirmés au cours du second. Près des 2/3 des distributeurs de VI considèrent que le niveau des remises est élevé. La moitié de ces 2/3 déclare qu’il a augmenté entre le premier semestre 2005 et le premier semestre 2006. L’autre moitié note qu’il est resté stable.

PARC VI : LE RENOUVELLEMENT PRIME
Comme au 1er semestre, les distributeurs interrogés annoncent que 86% de leurs ventes de VI sont destinés
au renouvellement contre 14% à l’extension des parcs. Ils sont 40% à estimer que le volume du parc de VI ne semble pas évoluer. La part restante est partagée entre hausse et baisse.

REMORQUES ET SEMI-REMORQUES
Les carnets de commandes de remorques et semi-remorques constitués durant l’année 2006 se sont
améliorés d’environ 4%. Le segment des Parois Latérales Souples Coulissantes (PLSC) retrouve le chemin de la croissance avec une hausse de 6% des commandes, suivant de près le segment du fourgon (+7%). Les commandes en bennes sont restées stables.

DÉLAIS DE LIVRAISON EXCEPTIONNELLEMENT LONGS
Le passage aux nouvelles normes Euro a sans doute pesé sur la production des constructeurs. Les délais de livraison sont annoncés à une moyenne de 120 jours contre 74 fin 2005, soit un allongement de 46 jours par rapport à l’an passé. Cette augmentation est observée par la moitié seulement des distributeurs, mais la durée des délais varie de 2 à 7 mois.
Chez les carrossiers, on observe un léger allongement. Les délais de livraison sont passés de 55 jours en décembre 2005 à 63 jours.

 

VUL NEUFS
La progression des commandes de VUL neuf est de l’ordre de 9%. Le segment châssis cabine (+9.5%) évolue mieux que celui du fourgon (+6%).

 

RÉPARATION SAV : AUCUN CHANGEMENT NOTABLE
L’activité de l’atelier des distributeurs de VI compte en moyenne pour 30% dans leur chiffre d'affaires : cette part est stable depuis 2004. Si cette activité est en progression chez un tiers des distributeurs,
elle est déclarée stable pour la moitié d’entre eux.

LOCATION : UN VI SUR 5
Environ 20% des matériels neufs vendus sont destinés à la location. Sur l’ensemble des ventes, la part des matériels de location se répartit comme suit :
- 12% des ventes sont intégrées dans le parc du distributeur,
- 6% font l’objet d’une location financière avec buy-back,
- Enfin, 3% sont vendues à des loueurs.

LE FINANCEMENT DES VENTES
70% des transporteurs ont recours, dans le cadre de leur activité, aux solutions locatives mises à leur disposition par les établissements financiers (crédit-bail ou location financière.).
La location multi-services ne représente que 4%. La part d’autofinancement et de crédit classique pour financer l'achat de véhicules est en légère hausse : elle a atteint 26% contre 22% fin 2005.
Alors qu’en moyenne la16
VERS UNE HARMONISATION DES TRANSACTIONS PORTEURS/TRACTEURS
Globalement, aucune différence notable n’est constatée entre l’évolution des porteurs et celle des
tracteurs. Les ventes de porteurs TP cessent de tirer le niveau des volumes vers le haut, puisqu’elles affichent une évolution du même ordre. La vente de véhicules d’occasion compte pour 14% dans le chiffre d’affaires des distributeurs. Pour 2006, les distributeurs ont des avis très divergents sur le niveau des transactions de VO : une première partie déclare une régression importante des ventes de VO, alors que pour la seconde restante peu plus importante, les ventes ont été en progression. Au total, l’augmentation des ventes de VO se limite à près de 2%.

PRIX DE VENTE ET REPRISES EN HAUSSE
Les prix de vente des VO ont augmenté, notamment les ventes de porteurs TP et de tracteurs récents. Nombreux sont les distributeurs à témoigner de difficultés à capter des véhicules d’occasion de bonne qualité, c’est-à-dire, peu kilométrés et récents. Ils sont, pour une grande part, vendus directement par leurs propriétaires. Le niveau de stock d’occasions est estimé bas partout et a fortement diminué au cours des derniers mois.

LES DÉLAIS DE REVENTE SE RESSERRENT
On constate une forte réduction du délai de revente des véhicules d’occasion : il est de 50 jours pour l’ensemble des VI. La disparité est grande entre les deux types de poids lourds : il s’établit à 31 jours en
moyenne pour les tracteurs et à 63 jours pour les porteurs.

SOURCES D’APPROVISIONNEMENT : LES PARTS SE STABILISENT
La structure de l’origine des VO dans le parc du distributeur semble se stabiliser : la part des reprises spontanées représente près des deux tiers des volumes. Celle des buy-back est de l’ordre de 20%, et le reste est partagé de façon identique.

 

Sources d’approvisionnement en VO :

PROFIL, PAR TRANCHE D’ÂGE, DES V0 VENDUS
On constate une augmentation sensible, près de 10 points, des retours sur parcs en
tracteurs dont le kilométrage annuel moyen est inférieur à 120 000 km. Ce phénomène
confirme la tendance du TRM à favoriser les transports de courtes distances.

Profil par tranches d’âge des VO vendus :

Tracteurs
 

 

Porteurs

 

Kilométrage annuel moyen des reprises :

DÉVELOPPEMENT DU MARCHÉ HORS EUROPE
C’est arrivé cette année : la part des VI d’occasion vendus en France est passée sous la barre de 50%, soit 46,7%. En Europe, la Pologne demeure le principal pays d’exportation : elle est encore citée par la moitié des distributeurs interrogés. Les destinations hors Europe (Russie et pays de l’ex-URSS principalement) sont minoritaires. Si les volumes représentent moins de 5%, on observe toutefois une réelle émergence des pays
de l’ex URSS et de la Russie : ils sont cités par un distributeur interrogé sur trois.

ÉCOULEMENT DES VO :

Ecoulement des VO : développement du marché hors Europe

La part des VI d’occasion vendus en France est passée sous la barre des 50% en 2006, soit 46.7%. En Europe, la Pologne reste le principal importateur. Les destinations hors Europe (Russie et pays de l’ex-URSS) sont minoritaires, bien qu’on en observe une certaine émergence.

 

 

VÉHICULES OCCASIONS

EN PROGRESSION

Multimarquisme : Forte progression

Le multimarquisme va se développer fortement ou sera même un passage obligé .

Règlement d'exemption : Sans changements

Seuls 9% des experts interrogés se disent concernés par le développement de leur activité hors de France, à court ou moyen terme, ou à long terme (contre 8% en juin dernier). Les deux tiers des experts indiquent que le fait d’opter pour plusieurs marques va provoquer des changements dans la relation avec les constructeurs, au détriment des distributeurs mono marque. Les distributeurs ayant choisi le multimarquisme pourraient faire pression auprès des différents constructeurs dont l’intérêt est d’augmenter leur visibilité face à la concurrence. Les constructeurs seraient plus enclins à offrir des conditions plus favorables.

  • Diversification : 7 distributeurs sur 10 y voient un intérêt

 

Technologies à bord : En forte progression

Les distributeurs de VI affirment que 22% des tracteurs routiers mis en circulation par leur intermédiaire sont équipés de nouvelles fonctions informatiques : système de géolocalisation, assistance au contrôle de la
vitesse, régulateur de proximité…). Ce taux a progressé au cours du second semestre, il était de 13% au 1er semestre. En matière de boîte automatique, ils indiquent que près de 30% des véhicules vendus en sont pourvus, soit 4 points de plus qu’en juin dernier. A court terme, la grande majorité des experts de l’OVI ne pensent pas que la puissance des véhicules industriels devrait être modifiée : 15% seulement disent le contraire.

Développement durable : Les mesures environnementales valorisent le secteur
La prise de conscience des acteurs du TRM progresse et qu’elle conduira à la revalorisation du métier. Un quart des distributeurs de VI indiquent que ces mesures n’ont pas d’influence sur leur activité. Pour la moitié des autres, elles modifieraient leur organisation. La majorité d’entre eux (93%) s’accorde sur l’augmentation des coûts de fonctionnement qu’elles génèrent.

Les véhicules qui roulent le plus sont les plus "propres".

L’introduction progressive des différentes normes Euro 0, Euro 1, Euro 2 et Euro 3, a permis en 15 ans, d’obtenir des résultats très significatifs et donc encourageants. Par exemple, en France aujourd’hui, plus des 2/3 du TRM se font avec des véhicules Euro 2 et 3. Malgré l’augmentation des véhicules (véhicules x km) de 30% entre 1990 et 2005, les quantités globales de polluants émises ont baissé de près de 50%. A l’horizon 2013, 90% du parc français devrait être équipé en Euro 4 et 5, donc très peu polluants.

Point sur la réglementation des poids et dimensions : Le 44 tonnes : une généralisation paraît exclue
A l’heure où les pays voisins utilisent les véhicules de 44t, et certains plus au Nord, des véhicules de 60t, le poids maximum autorisé en France est toujours de 40 tonnes... Si la demande des chargeurs français est encore à l’ordre du jour, il semble toutefois peu probable de parvenir rapidement à une harmonisation, même si les camions de 40 tonnes sont bien conçus pour transporter 4 tonnes de plus. Aujourd’hui, les autorités préfèrent n’attribuer que des dérogations ponctuelles et discrètes, alors que l’Allemagne et les Pays-Bas réalisent des tests sur des ensembles de 60t.

 

 4. HISTORIQUE ET PREVISIONS

 

LES IMMATRICULATIONS DE VI DE PLUS DE 5 TONNES

 

IMMATRICULATIONS DE VI NEUFS DÉCALAGE ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE ?
Malgré la légère baisse des carnets de commandes, les experts de l’OVI s’accordent sur la bonne tenue de la demande, et en conséquence, des délais longs de la part des constructeurs et des plans de livraisons tendus. Ils tablent sur une bonne année 2007, les craintes d’une baisse de niveau serait reportée à 2008.
Les prévisions de l’Observatoire du Véhicule Industriel sont construites à partir de trois sources :
    - l’enquête réalisée auprès d’un panel d’acteurs significatifs du marché,
    - un modèle statistique,
    - l’avis des experts de l’OVI.

 

IMMATRICULATIONS DE VUL NEUFS
Une progression des ventes de Véhicules Utilitaires Légers est encore annoncée pour 2007 par les Distributeurs interrogés : ils estiment à 5% la hausse des commandes pour l’an prochain, en léger retrait, toutefois, par rapport à 2006 (+9%). Les « châssis-cabines » sont, cette année, un peu plus plébiscités que les « fourgons » mais pas de manière significative, l’ écart n’est que de 1%.

 

IMMATRICULATION DES REMORQUES ET SEMIREMORQUES NEUFS
Les distributeurs concernés par ce segment de matériel roulant prévoient une légère progression : +1,5% .
Si la croissance du segment « bennes » a encore fait défaut en 2006, elle devrait être effective l’an prochain : +3% vs 0 cette année. Les autres segments (PLSC et fourgons) ne devraient que très faiblement
progresser.

PRÉVISIONS DES VENTES D'OCCASION
Selon les distributeurs interrogés, les poids lourds d'occasion se vendront un peu moins bien en 2007 :
-3,5%. Les porteurs évolueront mieux (+1%) que les tracteurs dont les transactions devraient accuser une baisse de 2,5%. Les porteurs « bennes » d’occasion seront encore très recherchés cette année par les acteurs du TP.
 

Prévisions d’immatriculations pour 2007

 

ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE
Si les prévisions de croissance pour 2007 sont estimées en léger retrait par les économistes, elles demeurent cependant à un bon niveau. Le regain d’activité du marché du transport, l’orientation des transporteurs vers une gestion maîtrisée des coûts de rentabilité, laissent augurer que ces dirigeants seront en mesure de réaliser une année 2007 satisfaisante. Par ailleurs, l’INSEE vient d’annoncer un évolution, pour le premier trimestre 2007, en droite ligne de celle prévue pour le mois de décembre 2006 soit 2%. Malgré les ondes de chocs successives dues aux annonces des changements de réglementations, le
niveau des immatriculations de VI pour l’année 2006 devrait être légèrement supérieur au niveau moyen :
il se situera autour de 53 300. Les distributeurs indiquent que les anticipations d’achats ont été réalisées, en 2006, au détriment de celles à venir pour 2007. A fin novembre, ils déclarent un carnet de commandes en légère baisse : -5%. Les commandes de porteurs sont moins impactées : -1% contre -7% pour les  tracteurs. Parallèlement, celui des porteurs TP devraient progresser de 3%.


   

 
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