Les 27 ministres des Transports de l'Union européenne,
réunis le 1er septembre en sommet informel à La Rochelle, ont apporté
leur soutien au projet de révision de la directive Eurovignette publié
début juillet par la Commission. « Il y a un consensus pour donner un
mandat politique au commissaire européen aux Transports, Antonio
Tajani, afin de continuer à avancer, et pour qu'elle soit plutôt
facultative », a toutefois précisé Dominique Bussereau, secrétaire
d'Etat français aux Transports, qui présidait la réunion.
L'Eurovignette actuelle permet aux Etats membres de
faire payer aux poids lourds le financement des infrastructures
routières. La Commission souhaite aussi leur faire supporter le coût de
la pollution, du bruit et de la congestion du réseau routier, mais
plusieurs divergences restent à aplanir, notamment concernant
l'affectation des recettes et la liste des nuisances qui seraient
prises en compte.
M. Bussereau a prévenu qu'en France, l'Eurovignette
serait obligatoirement reportée en pied de facture afin d'en faire
supporter le coût aux clients.