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La Série G, module suédois
Pour les besoins de la distribution régionale et du TP, Scania s'est plongé dans son système de fabrication modulaire et a créé la Série G. Les premiers exemplaires arrivent.
Entre les modèles P dédiés à la courte distance et les grands routiers R, il manquait à Scania un complément pour ce que le constructeur suédois appelle lui-même la "classe compacte" européenne. En Septembre, ce trou a été comblé avec la Série G, dévoilée lors du Salon d'Amsterdam. Il s'agit en fait d'une cabine R installée 7cm plus bas sur le châssis. D'où la présence d'un nouveau plancher, afin de concevoir, pour le transport régional lourd par tracteur ou par porteur, un véhicule plus polyvalent et confortable qu'un modèle de la Série P, mais plus léger et moins cher qu'un Série R.
La Série G s'intègre donc idéalement dans le système modulaire de Scania, qui permet au client de se constituer un véhicule sur mesure, depuis la mécanique jusqu'à l'équipement de cabine, et aux usines de limiter le nombre de pièces. Elle permet aussi à Scania de renforcer son offre dans les travaux publics, secteur où le suédois se repose presque intégralement sur la Série P. La cabine G accepte en effet le six-cylindres en ligne de 11,7 L dans ses réglages les plus puissants (420 et 480 ch), impossibles à utiliser sur un modèle de la Série P, dont les capacités de refroidissement sont insuffisantes. le système de recirculation des gaz d'échappement EGR, qui équipe les moteurs Euro IV du constructeur suédois, se passe en effet d'Adblue, mais il a besoin d'air...
Premières immatriculations
Délais de livraison obligent, ce n'est que cet été qu'ont été immatriculés en France les premiers G destinés aux clients. Etrangement, Scania France affirme n'avoir aucun objectif en terme de chiffres de vente, mais ce véhicule pourrait remettre en selle la marque suédoise du côté des petites flottes régionales. logiquement, il devrait aussi signer la fin commerciale de la plus petite des cabines de la Série R, celle qui est dépourvue de couchette. Le Scania G peut en effet recevoir toutes les cabines du système modulaire suédois, depuis la plus courte jusqu'à la plus profonde et surélevée Highline, à l'exception du haut de gamme Topline. L'habitacle de la version à toit normal autorise une hauteur intérieure de 1,7m depuis le plancher, celui de la Highline, 1,91m.
Côté moteurs, il accepte toutes les versions des moteurs en ligne EGR Euro IV de 9,3 L (cinq cylindres) et 11,7 L (six cylindres), pour des puissances maximales de 230, 270, 310, 340, 380, 420 et 480 ch. En Euro V, seul le 11,7 L de 380 ou 420 ch est actuellement disponible. A ces moteurs peuvent s'accoupler les boîtes à six vitesses G670 jusqu'à 270 ch, à huit vitesses GR875 jusqu'à 340 ch et GR905 sur toute la gamme, ainsi que les plus lourdes transmissions à douze rapports. Scania reste cependant le seul constructeur du marché à ne pas proposer de vraie boîte automatisée. L'option opticruise en tient lieu. Mais ce robot vieillissant ne fait que s'ajouter aux boîtes à synchros classiques, sans supprimer la pédale d'embrayage, dont l'actionnement est nécessaire au démarrage et à l'arrêt.
Dans le même registre des techniques "éprouvées", figurent, au rayon sécurité active, l'obligatoire frein sur échappement et l'efficace ralentisseur maison Retarder, mais pas de sytème moteur par décompression. Les freins peuvent être à tambours ou à disques, les ponts à simple ou double réduction avec ou sans différentiel. Différents types de châssis sont aussi disponibles.
Source : L'argus
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